AUREADE à La Veuve (51)
Le préfet de la Marne a autorisé, par arrêté du 2 mars 2004, la mise en exploitation d'un nouveau centre départemental pour le traitement des déchets ménagers et assimilés. L'installation fait partie du schéma mis en œuvre par le syndicat départemental SYVALOM pour le traitement des déchets ménagers et assimilés de la Marne (hors Reims). Elle répond aux orientations du plan d'élimination des déchets ménagers et assimilés de la Marne.
Cet ensemble comprend une unité de valorisation agronomique par compostage (UVA) d'une capacité de 35 000 tonnes par an, une unité de formulation des amendements produits, une unité d'incinération de déchets ménagers et assimilés et de boues avec valorisation énergétique (UVE), d'une capacité totale de 102 500 t, une unité de mise en balles avec entreposage temporaire des déchets réceptionnés sur l'UVE d'une capacité de stockage de 5 500 t et d'une plate-forme de préparation, criblage, stockage, maturation des mâchefers d'une capacité de stockage équivalent à 7 mois de production de mâchefers.
Cette installation moderne s'inscrit pleinement dans le cadre de la directive européenne sur l'incinération des déchets et de l'arrêté ministériel qui en découle. Depuis sa mise en service industrielle en mai 2006, les premiers contrôles réalisés par la DRIRE (contrôle de l'auto-surveillance, inspection du
4 juillet 2006) n'ont pas mis en évidence d'écart notable.

SITA DECTRA et TRAVADEC (filiales SITA) à Dormans et Huiron (51)
L'extension du site de Dormans a été accordée pour quatre années par l'arrêté préfectoral du 24 juin 2005. Ce centre d'enfouissement présente la particularité d'être implanté également sur le département de l'Aisne ; il va donc continuer d'accueillir des déchets axonnais et marnais. Il s'agit d'une installation de transition qui est appelée à être relayée à moyen terme par de nouvelles structures plus pérennes dans ces deux départements.
Le site de HUIRON, qui comporte également des installations de regroupement de déchets valorisables, de tri de déchets inertes issus du BTP et de compostage de déchets Organiques, a été autorisé pour 22 ans par l'arrêté préfectoral du 5 juillet 2005. Il constitue un exutoire d'avenir pour les déchets ultimes du département de la Marne, mais aussi du Nord de l'Aube et de la Haute-Marne. L'ouverture de cette installation permet d'envisager avec sérénité la fermeture à court terme des centres d'enfouissement technique existants dans la Marne.

 

Ces installations répondent aux orientations du plan d'élimination des déchets ménagers et assimilés de la Marne. Avec ces installations qui viennent compléter les deux unités d'incinération de déchets ménagers avec production d'énergie du département, la Marne est en voie de disposer des outils nécessaires pour assurer durablement et dans des conditions environnementales optimales la gestion de ses déchets ménagers et assimilés.

REMIVAL à Reims (51) et Société Haut-Marnaise de Valorisation des Déchets (SHMVD) à Chaumont (52)
Les travaux de mise en conformité des unités d'incinération de déchets ménagers de la région ont été suivis attentivement par la DRIRE du fait des enjeux sanitaires.
Deux sites sont concernés dans la région. Pour l'usine de Reims, les travaux ont notamment intégré l'installation de nouveaux brûleurs d'appoint sur les fours et d'un automate de fonctionnement, garantissant en permanence une température de 850°C dans les fours, et la mise en place de nouveaux équipements de mesure sur les rejets à l'atmosphère et d'un asservissement du fonctionnement des fours aux résultats des mesures.
Ces travaux importants ont permis la mise à niveau de l'incinérateur au regard des nouvelles exigences européennes. Depuis cette mise en conformité, la DRIRE n'a pas constaté d'écart notable aux nouvelles exigences fixées à la société REMIVAL et considère que l'installation est exploitée de manière satisfaisante.
Pour le site de Chaumont, les principales modifications ont concerné la mise en place d'un procédé de traitement des fumées par catalyse permettant de réduire les oxydes d'azote, l'installation d'analyseurs en continu des oxydes d'azote (NOx) et du carbone organique total, et la modification des circuits des rejets des eaux pluviales et de procédé pour qu'elles soient entièrement recyclées.
Chacune de ces deux unités a respecté le calendrier prévu, ainsi l'usine de Reims a terminé les travaux le
31 octobre 2005, l'usine de Chaumont fin novembre 2005, c'est-à-dire avant l'échéance réglementaire.