BIO BAR RWE à Bar-sur-Aube (Aube)
La société BIO BAR a entrepris la mise en service d'une unité de cogénération biomasse à proximité du site industriel de la société CAUVAL Industrie (ex. Dumeste). Cette centrale est composée de deux installations de combustion permettant de fournir l'intégralité des besoins en chaleur de CAUVAL Industrie :
- une installation principale alimentée en biomasse et en bois, d'une puissance de 7 MW qui consomme en moyenne
42 tonnes de bois par jour dont plus de la moitié est approvisionnée par CAUVAL Industrie, le reste par le tissu industriel local.
- une installation de secours alimentée à 100 % au gaz naturel.
En 2006, la DRIRE a émis un avis favorable à la délivrance du récépissé de déclaration pour débuter l'activité en utilisant comme combustible exclusivement de la biomasse. L'implantation de l'unité de cogénération a été étudiée suffisamment en amont afin de garantir l'absence de risque pour les installations voisines de la société CAUVAL Industrie ainsi que pour les nouvelles installations. En juin 2006, l'arrêté d'autorisation a été signé par le préfet ; il permet la valorisation énergétique d'autres catégories de bois dont les panneaux de particules.
Cette installation vient remplacer deux chaudières, l'une fonctionnant au fioul, la seconde au bois, exploitées par la société CAUVAL, devenues vétustes et conduisant à des impacts significatifs sur l'environnement notamment en termes de rejets atmosphériques.
Elle permet également une valorisation de sous-produits provenant de la première et seconde transformation du bois, gisement existant à proximité immédiate avec l'entreprise CAUVAL et localement avec un certain nombre d'entreprises dans ce secteur d'activité.
Gaz de France à Voisines (Haute-Marne)
Dans le cadre d'un programme national de mise en conformité du parc de compresseurs, Gaz de France a engagé en 2003 les travaux de rénovation de cette station de compression de gaz. Ces travaux ont pour objectif de mettre à niveau l'installation sur le plan environnemental et réglementaire (notamment en ce qui concerne les émissions d'effluents gazeux et les émissions sonores), de fiabililiser le fonctionnement des turbocompresseurs, de remplacer les équipements obsolètes, d'améliorer l'aménagement et d'actualiser les besoins de puissance de compression.
Les travaux se sont achevés courant 2005.
Cette modernisation de la station de compression de gaz a permis à GDF de réduire ses émissions atmosphériques d'oxydes d'azote de plus de 50 %.
Le site a été autorisé par arrêté préfectoral en date du
23 avril 2004.
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Plan de progrès des fondeurs ardennais et haut-marnais
Après avoir obtenu une mise à niveau technique des installations de fonderie, la DRIRE a voulu poursuivre la dynamique engagée en proposant aux industriels d'aller plus loin que la réglementation. Cette démarche de développement durable vise à positionner la stratégie de développement de chaque industrie et à identifier des voies de collaboration inter-entreprises.
Pour ce faire, la DRIRE a mis en place depuis 2005, en liaison avec la profession, des plans de progrès pour les fondeurs ardennais et haut-marnais. Leur mise en œuvre est suivie par l'Union des industries métalliques et métallurgiques de Champagne-Ardenne pour le département des Ardennes et par l'association « SERV'ENTREPRISE 52 » pour la Haute-Marne. L'objectif de ces plans est de diminuer les impacts environnementaux de cette industrie tout en améliorant sa compétitivité.
Des diagnostics environnementaux, économiques et sociaux ont été réalisés dans chaque entreprise. Dans chaque département, un animateur est recruté pour piloter l'avancement de ces diagnostics et recenser, parmi les métiers connexes à la fonderie, les synergies possibles (par exemple avec les industries du traitement de surfaces ou des ateliers d'usinage de précision…) afin de donner aux pièces plus de technicité et donc améliorer leur valeur ajoutée.
Ces plans ont débouché fin 2006 sur la proposition de plans d'actions qui seront mis en œuvre en 2007. Les actions soutenues par les fonds publics concernent la valorisation des sables de fonderie, l'amélioration des procédés de production pour réduire les consommations énergétiques, l'investissement sur des marchés moins concurrencés par les pays de l'Est ou l'amélioration de la synergie entre les différents fondeurs (mutualisation de moyens ou de personnels, travail en commun sur la sécurité au travail…).
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