LE PHENOMENE DE L'EFFET DE SERRE
La plus grande partie du rayonnement solaire traverse directement l'atmosphère pour réchauffer la surface du globe. La terre à son tour "renvoie" cette énergie dans l'espace sous forme de rayonnement infrarouge de grande longueur d'onde. La vapeur d'eau, le gaz carbonique et d'autres gaz absorbent ce rayonnement renvoyé par la terre, empêchent l'énergie de passer directement de la surface du globe vers l'espace, et réchauffent ainsi l'atmosphère. L'augmentation de la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre peut se comparer à la pose d'un double vitrage : si les apports de rayonnements solaires à l'intérieur de la serre restent constants, la température s'élèvera.
QUELS SONT LES GAZ CONTRIBUANT
A L'EFFET DE SERRE ?
Contribuent à l'effet de serre, la vapeur d'eau et les nuages qui retiennent la chaleur. Les principaux gaz à effet de serre émis par l'activité humaine sont :
- le gaz carbonique (CO2)
- le méthane (CH4)
- le protoxyde d'azote (ou N20).
Contribuent également à l'effet de serre :
- les chlorofluorocarbones (CFC) qui ont également pour effet d'appauvrir la couche d'ozone,
- les substituts aux CFC (les HFC, PFC et le SF6).
On ajoute les gaz précurseurs de l'ozone troposphérique : composés organiques volatils (COV), oxydes d'azote (NOx) et monoxyde de carbone (CO).
Le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) dans son second rapport approuvé en décembre 1995 confirme l'opinion de la majorité des scientifiques selon laquelle les concentrations de gaz à effet de serre s'accroissent sous l'effet des activités humaines.
QUELLES SONT LES CONSEQUENCES
DU RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE ?
Les modèles utilisés par les climatologues prévoient une augmentation de la température moyenne du globe de 2°C entre 1990 et 2100 en cas de doublement de la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Si rien n'était entrepris pour limiter l'augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, un réchauffement beaucoup plus élevé pourrait être à prévoir. L'étude des climats du passé, ou "paléoclimatologie" montre qu'une variation de quelques degrés seulement de la température moyenne transforme profondément la physionomie de notre planète.
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EXEMPLES D'INCIDENCES
DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Elévation du niveau des mers
La fonte d'une partie des glaces polaires et le réchauffement des océans pourraient entraîner une élévation du niveau des mers, que les hypothèses moyennes évaluent à 50 cm, menaçant 92 millions de personnes vivant dans les zones côtières.
Selon certaines hypothèses, une perte de terres de 6 % pour les Pays-Bas, de 17 % pour le Bangladesh serait à prévoir. En France, certaines régions côtières seraient affectées, notamment les espaces deltaïques (delta du Rhône).
Famines, santé des populations
Les risques de disette alimentaire et de famine peuvent s'accroître dans certaines régions de la planète : Asie du sud, de l'est et du sud-est, régions tropicales d'Amérique Latine. Les vagues de chaleur seront plus intenses et plus longues ; on prévoit donc un accroissement consécutif des maladies cardio-vasculaires ; indirectement, un certain nombre de maladies se transmettront plus facilement (paludisme, dengue, fièvre jaune, encéphalites).
Crues et sécheresses, précipitations
Une augmentation de la fréquence et de la durée des grandes crues et des grandes sécheresses est à prévoir.
En France, en cas d'augmentation de 2°C de la température moyenne, les précipitations d'hiver augmenteraient de 20 %, les précipitations d'été diminueraient de 15 %.
Modification des courants marins
Certains chercheurs envisagent la possibilité d'un ralentissement du "gulf stream" au niveau du nord de l'Océan Atlantique, ce qui aurait pour conséquence un fort refroidissement de la température moyenne en Europe occidentale alors que le niveau de cette température aurait tendance à s'élever sur le reste du globe.
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