La sécheresse de l'été 2003 en France avait rendu nécessaire des mesures de limitation des consommations d'eau. Ces restrictions, définies dans l'urgence en 2003, avaient été appliquées de manière temporaire et avaient permis de limiter les impacts sur les milieux naturels.
Afin d'anticiper un éventuel renouvellement de cet épisode climatique, le ministère de l'écologie et du développement durable a demandé à chaque préfet en janvier 2004, que des mesures soient définies avant l'été, pour réduire les consommations d'eau et limiter les charges polluantes déversées dans les cours d'eau superficiels.

Sur ces bases, les préfets des quatre départements de la région ont prescrit entre juin et août 2004, puis courant mai 2005, des limitations de certains usages de l'eau pour les particuliers (remplissage des piscines, nettoyage des véhicules…) mais aussi des mesures touchant les pratiques agricoles et industrielles.

 

 

 

 

Pour ce qui concerne plus particulièrement les installations classées, outre les prescriptions génériques définies plus haut, la DRIRE Champagne-Ardenne a complété ces mesures :

  • en adressant, début juillet 2004, aux 89 établissements industriels figurant parmi les plus gros émetteurs de polluants dans l'eau un courrier rappelant la nécessité d'éviter tout gaspillage d'eau, demandant le renforcement de la surveillance du bon état de fonctionnement de leurs installations de production et d'épuration des effluents et l'information systématique de la DRIRE en cas de dépassement des valeurs limites de rejets applicables. Aucune pollution accidentelle n'a été causée par l'un de ces établissements au cours de l'été 2004.
  • en proposant aux préfets, pour les établissements les plus gros consommateurs d'eau (c'est-à-dire prélevant plus de 80 m3/h dans une nappe d'eau souterraine) des arrêtés de mesures d'urgence visant à réduire ces prélèvements, dans le cas où la situation hydrologique serait devenue critique.
    La situation hydrologique rencontrée en 2004 n'a pas nécessité la notification de ces arrêtés aux six entreprises concernées de la région.

La situation hydrologique, qui s'est améliorée à la suite des précipitations observées début septembre 2004, a permis la levée de ces restrictions. La même opération a dû être reconduite pour l'année 2005.