Outre les conséquences directes liées aux émissions dans l'air et évoquées dans le paragraphe précédent, les rejets de métaux toxiques (notamment le plomb) entraînent une contamination des sols sur lesquels les retombées atmosphériques se concentrent.
Des cas de plombémies anormalement élevées ont ainsi été identifiés autour de plusieurs sites industriels en France (Metaleurop Nord à Noyelles-Godault, Métal Blanc à Bourg-Fidèle, CEAC à Nanterre, zone industrielle de Nantes…). L'exposition des enfants à une ingestion de terre contaminée au plomb pouvant être importante et rapide, l'inspection des installations classées est chargée de recenser les installations (ayant cessé ou non leurs activités) autour desquelles une contamination importante des sols a été constatée ou est possible du fait de leurs activités présentes ou passées.
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Ce travail constitue une priorité d'action nationale qui se décline comme suit pour les installations concernées :
- un diagnostic de l'état de pollution des sols est demandé au responsable du site ou à l'exploitant à l'origine de la pollution afin de déterminer si des populations peuvent être exposées de manière importante à des sols contaminés au plomb. Ce diagnostic doit en particulier mesurer les teneurs en plomb dans les sols pollués susceptibles d'être fréquentés par des enfants.
- ces résultats sont à cumuler avec les émissions actuelles des installations en exploitation pour estimer les effets globaux potentiels sur la santé des populations riveraines.
- pour la suite, des actions complémentaires telles que des mesures de réduction des expositions des populations sensibles, des mesures de mise en sécurité simples, une évaluation détaillée des risques, voire une campagne de dépistage de plombémie, pourront être engagées par l'autorité préfectorale, sur proposition de la DRIRE.
Selon le contexte local, cette démarche a vocation à être étendue à d'autres polluants toxiques (cadmium, arsenic, etc.).
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