Les préoccupations liées aux risques sanitaires sont intégrées de manière croissante dans les priorités d'action de l'inspection des installations classées tant au niveau national que régional.

Pour progresser en la matière, le premier objectif reste la réduction des émissions de substances polluantes dans l'environnement. Cependant, même si d'importants progrès ont été réalisés, la prise en compte des aspects sanitaires liés au fonctionnement des installations classées reste une priorité qui se décline par les thèmes d'action prioritaires suivants :

  • réduction des émissions de substances toxiques,
  • réduction des émissions de composés organiques volatils (COV),
  • traitement des sols pollués au plomb,
  • prévention de la prolifération de légionelles,
  • campagnes anti-amibes dans les centrales nucléaires.

 

 

 

 

 

En ce qui concerne les installations classées, le ministère de l'écologie et du développement durable a élaboré en juillet 2004 une stratégie pour poursuivre ou engager la réduction des émissions dans l'air du benzène, du chlorure de vinyle monomère, du cadmium, des dioxines, du plomb et du mercure, substances identifiées par le Plan national santé-environnement en raison de leurs effets sur la santé humaine.

En effet, une exposition chronique à ces substances peut aboutir à des patho-logies comme des cancers (susceptibles d'être provoqués par des substances telles que le benzène, le cadmium, les dioxines et le chlorure de vinyle monomère), des troubles neurologiques (ex. du mercure) et/ou reprotoxiques (ex. le plomb).

Des objectifs globaux de réduction sont fixés pour chacune de ces substances à partir d'estimations quantitatives qui se basent sur les connaissances actuelles et sur la mise en œuvre des dispositions réglementaires en vigueur.

LES OBJECTIFS

En Champagne-Ardenne, 61 établissements susceptibles d'émettre ces substances toxiques ont dû établir un bilan de leurs émissions et un descriptif des dispositifs de traitements des fumées. Au 31 janvier 2006, après réception des résultats, 21 des 61 établissements ont été mis en évidence et doivent proposer des programmes de réduction. Une dernière phase permettra, sur la base des propositions des exploitants, d'établir un plan d'actions régional qui sera décliné au niveau de chaque département et qui encadrera la mise en œuvre effective des mesures de réduction des émissions.