| Les vastes plaines de Champagne-Ardenne, intercalées entre Paris et l'Est de la France,
représentent près de 4,6% de la superficie du territoire national.
La Champagne-Ardenne, à forte activité industrielle notamment liée aux grandes cultures
et à l’industrie agroalimentaire, est l’une des régions où le poids de l’industrie
dans l’emploi est le plus important (près de 20,4% de la population travaille dans l’industrie). |
PRINCIPAUX SECTEURS D'ACTIVITÉS INDUSTRIELLES EN CHAMPAGNE-ARDENNE
(EN NOMBRE D'ÉTABLISSEMENTS)
NOMBRE D'ÉTABLISSEMENTS EN 2004
Dans le paysage industriel de Champagne-Ardenne, les secteurs traditionnels sont toujours présents et sont les témoins d’une industrialisation
précoce présente dès la fin du XVIIIème siècle.
L’ÉCONOMIE EN QUELQUES CHIFFRES*...
62 % du territoire consacré à l'agriculture,
1er rang national pour la production de luzerne déshydratée,
2ème rang national pour la production de céréales
et de betteraves industrielles,
27 900 hectares de vignoble,
25 % de la production française de bonneterie,
3ème région métallurgique française. |
Quelques secteurs d'activités dominants caractérisent
l'économie régionale :
- la métallurgie et la transformation des métaux : elles ont
fortement marqué les paysages et l'occupation des sols.
Les activités de fonderie, de forge et de construction
mécanique sont encore très présentes, notamment dans
les départements des Ardennes et de la Haute-Marne,
- les industries agroalimentaires et l'industrie du vin de
Champagne,
- le textile et l’habillement,
- la sous-traitance automobile,
- l'industrie du bois,
- les industries d'accompagnement du vin de Champagne :
cuverie, verrerie, cartonnerie, papeterie, imprimerie,
matériel viticole.
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Depuis 2001, l'industrie du textile et de l'habillement n'est
plus la troisième activité dominante de Champagne-Ardenne.
L'industrie de l'équipement mécanique prend cette place.
Quelques installations de transformations de substances
minérales telles qu'une cimenterie, deux tuileries,
contribuent également à compléter le paysage industriel
régional. Il est à noter la faible implantation des industries
chimiques hormis quelques établissements de chimie fine,
de fabrication de colles ou de détergents et quelques autres
relevant de la pharmacie ou de l’hygiène. La région compte
quatre installations nucléaires et un peu plus de 1700
installations classées pour la protection de l’environnement
soumises au régime de l’autorisation.
La pollution rejetée par ces établissements représente
environ, par rapport à l'ensemble des émissions industrielles
de la France :
- 0,5 % des émissions de dioxyde de soufre (SO2) dans l'air,
- 0,8 % des émissions d'oxydes d'azote (NOx) dans l'air,
- 2 % des émissions de composés organiques volatils
(COV) dans l'air,
- 2,3 % des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans l'air,
- 9 % des émissions de matières oxydables dans l'eau ou
dans les sols,
- 1,5 % des émissions de matières toxiques dans l'eau.
Comparativement, le poids industriel de la région est d’environ
3 % du poids national. |