Pour la huitième édition de l'Etat de l'Environnement Industriel en
Champagne-Ardenne, dans la logique de développement durable qui
sous-tend nos actions au quotidien, j'ai souhaité limiter le nombre
d'éditions papier à 500 exemplaires, le document étant majoritairement
diffusé sur CD-Rom, et mis en ligne sur Internet.
Ce document traite de l'ensemble des thématiques qui sont suivies dans la
région par l'inspection des installations classées de la DRIRE, direction
régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement, et des DDSV,
directions départementales des services vétérinaires, tant dans le domaine
des risques accidentels et technologiques, que dans le domaine des impacts
et risques chroniques : déchets, rejets dans l'eau, dans l'air, sites et sols
pollués, nuisances contre le bruit… Les données relatives aux établissements
caractéristiques du paysage industriel de la région, très marqué par les agroindustries,
y sont détaillées pour les années 2004 et 2005.
L'activité de l'inspection des installations classées au cours de ces deux
années s'est inscrite dans le cadre des priorités nationales fixées par le
ministère de l'écologie et du développement durable. Plus particulièrement,
en matière de risque industriel, ces deux années ont été marquées par la
fin de la mise en place des textes qui ont suivi la catastrophe d'AZF, avec
notamment le passage d'une approche déterministe à une approche
probabiliste dans les études de risques, et le renforcement de la sécurité
autour des sites Seveso. |
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Ainsi, l'ensemble des études de dangers des sites à hauts risques a été clôturé, et la démarche des plans de prévention des
risques technologiques, qui permettra la maîtrise de l'urbanisation autour
des sites à hauts risques, a été lancée. Les silos de stockage de céréales,
et particulièrement les silos dits « sensibles » en raison de leur capacité de
stockage importante ou de leur proximité avec des habitations ou des
voies de communication très fréquentées, ont également fait l'objet d'une
attention soutenue de la part de la DRIRE.
On a pu par ailleurs noter, au cours de ces deux années, une importance
croissante des thématiques liées aux impacts et risques chroniques,
avec notamment la mise en oeuvre de la directive IPPC, qui demande la
mise en oeuvre des meilleures technologies disponibles pour les
industriels soumis, et dont la transcription en droit français impose la
remise d'un bilan de fonctionnement. Par ailleurs, les problématiques des
sites et sols pollués, souvent liées à des cessations d'activités,
nécessitent fréquemment un investissement important de l'inspection
des installations classées, notamment lorsque des pressions
immobilières importantes s'exercent sur le site.
Progressivement, du fait de l'action quotidienne de l'inspection des
installations classées, et de la mise en oeuvre des différentes
réglementations, la situation de l'environnement industriel dans la région
s'améliore donc.
Marie-Claire BELTRAME-DEVOTI
Directrice régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement |