Un site pollué peut être défini comme un site qui présente une pollution susceptible de provoquer une nuisance ou un risque pérenne pour les personnes ou l’environnement. Ces situations peuvent être dues à des pollutions accidentelles (déversements ponctuels), des pollutions chroniques (rétentions non étanches, fuite de canalisations) ou diffuses (retombées atmosphériques, rejets aqueux, engrais…).
     

Souvent corrélées à d’anciennes pratiques sommaires d’élimination des déchets mais également à des fuites ou à des épandages de produits chimiques accidentels ou non, les pollutions constatées sur les sites pollués sont de natures multiples en raison de la diversité de leurs sources mais également de leur histoire parfois difficile à retracer.

Les pollutions les plus souvent observées seront néanmoins classifiées au sein de deux grandes familles de polluants : les
substances organiques volatiles plus ou moins biodégradables, telles que les solvants chlorés (trichloréthylène…) et les substances inorganiques non volatiles non biodégradables, telles que les métaux lourds (plomb, chrome…).

 

Les conséquences et impacts des pollutions associées aux sites pollués peuvent représenter un important enjeu environnemental et de santé publique.

La politique nationale en matière de sites et sols pollués est construite pour répondre de manière pragmatique à ce contexte, en tenant compte des exigences actuelles face à un passé industriel de plus de deux siècles.