Le 24 septembre 1996, le Conseil de l’Europe adopte la
directive 96/61/CE relative à la prévention et à la réduction
intégrées de la pollution, dite directive « IPPC » pour
Integrated Pollution Prevention and Control. Cette directive
est aujourd’hui codifiée 2008/1/CE.
La directive prévoit les mesures visant à éviter et, lorsque
cela s'avère impossible, à réduire les émissions dans l'air,
l'eau et le sol, y compris les mesures concernant les
déchets, afin d'atteindre un niveau élevé de protection de
l'environnement considéré dans son ensemble.
Cette
approche intégrée a pour objectif d’éviter les transferts de
pollution d’un milieu à un autre.
Sont concernées : les activités industrielles et agricoles les
plus polluantes comme la production de métaux, de
substances chimiques, de papier, de textiles, de cuir, de
produits alimentaires, les élevages de volailles et de porcs,
les installations de combustion, les raffineries de pétrole,
la gestion des déchets, etc. Il existe plus de 7 000 installations
IPPC en France (dont plus de la moitié sont des élevages)
et de l’ordre de 55 000 installations IPPC en Europe.
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La directive IPPC prévoit que les activités concernées soient
autorisées par les autorités compétentes et que les
prescriptions techniques imposées aux exploitants soient
fondées sur les performances des meilleures techniques
disponibles (MTD). Ces MTD ont été recensées par secteur
d’activité dans des documents de référence appelés BREF
(BAT – Best Available Technology – Reference). Il existe également des BREFs dits transverses applicables à
plusieurs secteurs (par exemple, systèmes de refroidissement,
efficacité énergétique…).
Ces documents sont disponibles
sur http://aida.ineris.fr/bref/index.htm.
L’ensemble des installations qui relèvent de cette directive
devaient être exploitées conformément aux exigences de
la directive au plus tard le 30 octobre 2007. |